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Peintres et sculpteurs

Stack à Capbreton

L'étreinte. Bronze doré. Signé. Marque de fondeur "Blanchet". H.: 38cm. Adjugé 1365€ (fc) à l'Hôtel Drouot, Ader, 2/10/08.


Sculpteur, dessinateur et accessoirement ébéniste, Milcko Stack est actuellement présent au casino de Capbreton avec des nus de bronze et des portraits au crayon, visages d'amis et de connaissance qu'il croque avec virtuosité au hasard d'une rencontre ou d'un déjeuner amical.
Sportif lui-même, Milcko est bien connu des milieux sportifs. Le monument qu'il élève en 1988 à Jacques Anquetil en haut de la côte de Chateaufort, a été volé quelque temps après son inauguration, mais la maquette en est visible au Musée du Sport àParis.
De 1992 à 1995, un petit modèle était chaque année remis au vainqueur du Tour, sur le podium de la grande boucle. Ses œuvres passent parfois aux enchères. Tout récemment, un petit sujet de bronze a été poussé à 1365 € à l'Hôtel Drouot.
Parmi les dernières créations de Milcko Stack, une montre "hommage à Mozart" affiche sur son cadran une portée avec une clé de sol et une effigie du compositeur sur son coffret de citronnier.

Exposition jusqu au 30 novembre au Casino de Capbreton (40130)
Ces œuvres sont visibles sur le site de l'artiste:
www.milckostack.fr

Les Russes sont toujours là

167.830.€ (fc).
Michel Germacheff (1867-1930, Le Kremlin sous la neige (hst 103x143)

Me Claude Aguttes peut s'estimer satisfait de sa vente à l'Hôtel Drouot du 31 Octobre 2008. Le commissaire priseur s'élève contre "les mauvaises langues qui prétendent que le marché des tableaux est gravement menacé par la crise financière mondiale".
Il constate pour sa part que les acheteurs Russes, qui animent les enchères depuis deux ou trois ans, sont toujours là, et rivalisent d'enchères sur les œuvres majeures d'artistes évoquant la terre natale, le printemps, la neige et les nus aux chairs épanouies.

D'entrée de jeu Véra Rockline atteint 164.110.€ pour le "Nu assis au béret rouge", trois fois l'estimation, et 167.830.€ (fc) pour le "Nu au pendentif bleu"sur une estimation haute de 30.000.€. Au même prix, l'imposant "Kremlin sous la neige"signé en caractères cyrilliques par Mikhail Guermacheff, a plus que triplé son estimation. Bon résultat encore pour la "Première verdure"post-impressionniste de Lapchine adjugée 121.980.€.
Mais le prix le plus élevé de la vente revient au "Grand bouquet"cubiste, de Natalia Goncharova, enlevé à 279
.360.€ suivi de près par les 211.200.€ d'un "bouquet de fleurs au magnolia"de composition plus classique.

Les enchères ont été plus difficiles pour les classiques tableaux modernes qui

composaient la seconde partie de la vente et dont beaucoup n'ont pas trouvé preneur. Mais comme toujours en période de crise, les acheteurs se réfugient vers la valeurs sûres. A commencer par une de ces mini esquis- ses de Renoir, récupérées après sa mort et marquées du cachet d'atelier, adjugé 31.520.€, bien au dela de sa valeur artistique. Prix plus justifié pour Eugène Boudin dont un "Port de Trouville à marée basse" a légèrement dépassé son estimation pour atteindre 77.370.€, tandis que le vigoureux "Bouquet" fauve de Louis Valtat trouvait preneur au ras de son estimation haute, à 21.605.€.

Une mention particulière pour la dizaine de toiles et de gouaches du peintre lamballais Mathurin Méheut dont la plupart ont dépassé leurs estimations. Notamment les toiles d'inspiration exotiques comme "le Cornac" dont l'adjudication à 15.000.€ (19.127.€ fc) a été aussitôt suivie d'une préemption pour le Musée de sa ville natale.

Signalons d'autre part que la toile de Simon Hantai, typique de sa technique de pliage des années 60, a été programmée pour la vente du 22 décembre.

JB

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Atlan redécouvert

En période de FIAC comme autant d'avant-première, de nombreuses galeries exposent le meilleur de leurs artistes favoris. C'est le cas d'Applicat-Prazan, spécialiste de l'Ecole de Paris des années 1950, qui remet en lumière l'œuvre singulière de Jean Michel Atlan (1913-1960). Ce créateur tourmenté est passé par la Sorbonne avant de se laisser entoiler dans les réseaux de couleurs. Chacune de ses œuvres est un puzzle puissamment rythmé par les forces telluriques d'un langage à décrypter.

On comprend son refus de se laisser enfermer dans la figuration réaliste comme dans l'abstraction lyrique. "Une forme m'intéresse, disait-il, seulement quand elle vit, c'est alors qu'elle n'est plus abstraite, elle est vivante !"

Jean-Michel Atlan, Composition, hst 1959 (100x100cm)

Au total une soixantaine d'œuvres jalonnées de symboles dans un espace pictural qui garde une part de mystère Voici donc Atlan tel qu'en lui même.

A voir à la galerie Applicat-Prazan, 16 rue de Seine, 75 006Paris. 31 octobre-13 décembre 2008 www.applicat-prazan.com